Réforme du cumul emploi-retraite au 1er janvier 2027

Minimiser l'impact de la réforme du Cumul Emploi Retraite sur votre activité

Pour les retraités partant après le 1er Janvier 2027, travailler à la retraite avant 67 ans réduira la pension. 

Néanmoins, forte de ses 20 années d'expertise dans l'accompagnement des experts seniors, Experconnect vous propose des solutions pour minimiser les impacts de la réforme. 

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Un expert senior souriant échange avec trois interlocuteurs autour d'une table

Experconnect vous accompagne.

La réforme du cumul emploi-retraite prévue par la loi de finances 2026 pourrait fortement impacter les revenus de vos activités complémentaires d’expert si vous ne vous y préparez pas.

Tout d’abord, un point positif : la réforme ne vous concernera que si vous partez à la retraite après le 1er janvier 2027. Dans le cas contraire, les solutions que vous avez mises en œuvre aujourd’hui restent valables.

Mais si vous liquidez votre retraite après le 1er janvier 2027, une analyse détaillée s’impose, et Experconnect sera ravi de vous accompagner. Prenez simplement rendez-vous avec nous et nous vous guiderons : plusieurs options permettent de limiter l’impact de la réforme.

Prendre rendez-vous

NB : à ce jour, le décret d’application n’étant pas paru, des inconnues demeurent sur les plafonds et les montants exacts en jeu.

Experconnect est mobilisé avec d’autres acteurs du secteur pour sensibiliser les pouvoirs publics aux effets indésirables de cette réforme. Nous avons ainsi obtenu des rendez-vous auprès du ministère du Travail et de plusieurs députés.

Vous trouverez ci-dessous les résultats d’une enquête que nous avons menée auprès d’un large panel de cadres concernés.

Notre Étude sur le comportement des seniors face à la réforme

La population de cadres envisageant de travailler à la retraite est estimée à 56 700 cadres ou assimilés cadres/an. Nous avons étudié leur comportement face à la réforme du CER.

19,7 % accepteront la pénalité et maintiendront leur activité

La réforme réduit donc de plus de 80% le nombre de retraités motivés à rester actifs.

48,1 % limiteront leur activité

pour rester sous le seuil d’écrêtement de 7 000 €* par an. (*) Seuil à confirmer par le décret.

15,9 % renonceront à toute activité rémunérée

Ces compétences sortent définitivement du marché.

2,8 % seulement reporteront leur départ

C’est le comportement que la réforme cherche à provoquer.

Source : Étude Experconnect × CroissancePlus, juin 2026 — méthode et chiffres détaillés

Qu’est-ce qui change le 1er janvier 2027 ?

Les revenus d’activité des nouveaux retraités sont écrêtés de 50 % au-delà d’un seuil annuel de 7 000 €*.

(*) Seuil à confirmer par le décret.

Jusqu’ici, les retraités partis au taux plein peuvent cumuler sans limite leur pension avec les revenus d’une nouvelle activité.

À partir du 1er janvier 2027, les nouveaux retraités sont limités dans la reprise d’une activité, selon leur âge à la date du départ :

  • Avant l’âge légal : la totalité des revenus d’activité est déduite de la pension.
  • Entre l’âge légal et 67 ans : le cumul devient partiel — « 50 % des revenus d’activité au-delà d'un seuil annuel de 7 000 €* sont déduits de la pension ».
    (*) Seuil à confirmer par le décret.
  • Après 67 ans : le cumul redevient intégral, et les cotisations versées peuvent même ouvrir de nouveaux droits à la retraite.

Qui est concerné ?

Les nouveaux retraités dont le départ intervient à partir du 1er janvier 2027. Le régime applicable dépend de leur âge à la date du départ. Les départs avant le 1er Janvier ne sont pas concernés.

Comment les entreprises réagissent-elles ?

La disparition d’un vivier de ressources très expérimentées les inquiète fortement.

Les conséquences de la réforme inquiètent les milieux économiques, et en premier lieu les entreprises qui font appel à des retraités. Elles ont compris qu’elles vont perdre une main-d’œuvre très expérimentée dont elles ont absolument besoin, ce qui met en péril des activités clés et, pour certaines, souveraines.

Dans un communiqué de presse repris par de nombreux médias, les DRH de VINCI, L'Oréal, Schneider Electric, Groupe Bouygues et Sopra Steria ont exprimé leur scepticisme sur les économies attendues par le gouvernement, et surtout leurs craintes quant aux conséquences économiques de la disparition de ressources très expérimentées.

Pour mémoire : un million de retraités travaillent chaque année en France, pour la plupart à temps partiel. Ils génèrent des rentrées importantes pour l’État en cotisations sociales et en impôts, et améliorent la consommation comme le niveau de vie des retraités.

Quel texte, et où en est-il ?

La disposition figure dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (LFSS 2026), votée le 15 décembre 2025.

Le décret d’application est en attente de publication. C’est lui qui fixera les modalités précises.

Pourquoi cette réforme ?

La réforme du cumul emploi-retraite a pour objectif de dissuader le travail à la retraite avant 67 ans, afin d’inciter les seniors à repousser leur date de départ et à reporter d’autant le versement de leur pension.

Le gouvernement vise une économie annuelle de 1,9 Md€ à partir de 2030.

Le dispositif peut-il encore évoluer ?

Le décret d’application n’est pas encore publié (au 7 septembre 2026), et le PLFSS 2027 n’est pas encore à l’étude.

CroissancePlus a transmis les résultats de l’étude au gouvernement, avec ses recommandations :

  • Dans le décret : relever le seuil d’écrêtement de 7 000 € à 30 000 € par an.
  • Pour le PLFSS 2027 : favoriser la prolongation de carrière, c’est-à-dire le report de la date de départ, sans dissuader le cumul emploi-retraite — par une augmentation de la surcote qui encourage la prolongation, financée par un pourcentage d’écrêtement non dissuasif sur le revenu du cumul.

CroissancePlus et Experconnect sont très engagés dans l’assouplissement, voire l’abandon de la réforme, et mènent des actions auprès du gouvernement et des organisations concernées.

Ce que dit l’étude, en détail

Experconnect a mené pour le compte de CroissancePlus une étude qui montre que les effets prévisibles de la réforme sont loin des hypothèses du législateur.

Méthode et échantillon

Étude comportementale menée par Experconnect pour le compte de CroissancePlus. Elle permet de connaître précisément les comportements des seniors et d’évaluer les conséquences de la réforme.

  • 516 cadres et assimilés cadres seniors concernés par la réforme.
  • Méthode des doubles différences.
  • Collecte des données par la société Bilendi.
  • Réalisée en juin 2026.

Population visée

Sur 300 000 départs par an de cadres, près de 56 700 envisagent de travailler à la retraite. Par leur poids financier, ils constituent la cible privilégiée par la réforme.

Ventilation complète des comportements

Effets de la réforme sur cette population qui veut rester active à la retraite :

Comportement Part
Reportent leur date de départ (effet attendu de la réforme) 2,8 %
Maintiennent leur date de départ 89,1 %
— acceptent la pénalité financière et travailleront comme prévu 19,7 %
— refusent la pénalité et limiteront leur activité sous le seuil d’écrêtement 48,1 %
— envisagent d’autres dispositifs pour rester actifs sans pénalité 5,4 %
— refusent la pénalité et renoncent à toute activité rémunérée 15,9 %
Avancent leur départ avant 2027 pour ne pas être concernés 2,6 %
Indécis 5,5 %

Projection financière à l’horizon 2030

Au lieu de l’économie attendue de 1,9 Md€ par an, la projection fait apparaître une dégradation des comptes publics de – 1,7 Md€ par an, qui augmente les années suivantes.

Elle provient de la contraction de l’activité des retraités : les économies sur les pensions non versées ne compensent pas, et de loin, les pertes de recettes de cotisations sociales et fiscales des retraités qui renoncent à travailler ou réduisent leur activité sous le seuil.

Les quatre conclusions de l’étude

  1. La réforme du cumul emploi-retraite n’atteint pas son objectif de changement des comportements.
  2. Elle va accélérer la sortie définitive des compétences expérimentées et rares dont les entreprises ont besoin.
  3. La France est le seul grand pays européen à durcir ses règles de cumul emploi-retraite, à contre-courant de la tendance internationale (Panorama des pensions 2025 - OCDE).
  4. La réforme va lourdement détériorer les comptes publics.

 

En 2027, la collaboration post-retraite continue avec Experconnect

Experconnect met tout en œuvre pour simplifier, faciliter et sécuriser les interventions de ses experts en France et dans le monde.